Une puéricultrice syndiquée condamnée pour maltraitance en crèche échappe au licenciement…

Pop Art Aggressive Furious Screaming Woman with Flying Hair and Flash. Vector illustration

Et c’est dans MA CRÈCHE que le scandale fait rage

Insultes répétées et propos racistes sur des enfants : « tu es moche, je ne t’aime pas et je ne t’ai jamais aimé », « sale race », « tête de con, tu pues la merde » ; comportement agressif à l’égard des enfants : « est-ce que j’ai le droit de lui éclater la tronche ? », « je peux lui en coller une ? », en parlant d’un enfant ; privation de repas pour les enfants les plus lents à manger ; plaquage des enfants au sol ; isolement des enfants dans le noir… La liste est longue et glace le sang.

Il y a quelques semaines, en allant inscrire mon fils au Centre Social de Belleville, je tombe sur un article du journal local, par pur hasard. Une puéricultrice serait soupçonnée de maltraitance sur les tout-petits. A l’endroit même où Raf passe quelques jours pendant les vacances scolaires. Un endroit que l’on imagine sécurisé, un pseudo cocon.

La face cachée du monde des Bisounours

Les faits remontent à fin novembre 2015. A l’heure des entretiens annuels d’évaluation, quatre salariées du Centre social, auxiliaires de puériculture, ont dénoncé des faits de maltraitance perpétrés sur des nourrissons âgés de 6 mois à 3 ans par une auxiliaire petite enfance, au sein de la crèche La Farandole de Belleville. Ces faits se sont produits de septembre à novembre 2015. 4 mois. 4 mois où les petits bouts ont subi des traitements scandaleux, pervers et dégradants. 4 mois où cette femme s’acharnait sur des bambins innocents. 4 mois de maltraitance physique et psychologique.

Enquête auprès du personnel, des parents, des enfants : après deux ans d’investigations, le mal est avéré.

Le Tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a, dans son jugement rendu le 10 mars 2017, reconnu la puéricultrice coupable des faits de « violences sur mineurs de 15 ans sans incapacité ».

La salariée est condamnée à trois mois de prison avec sursis, outre le versement de dommages et intérêts au bénéfice des parties civiles…

Quand la loi met en danger nos enfants

Si l’histoire est suffisamment scandaleuse en soi, si elle me fait vomir de rage et de colère, elle ne s’arrête pas là. Les lois, la justice, le système : encore une belle étoffe qui peut, une nouvelle fois, protéger les plus vils.

Si le Centre Social a décidé dans les plus brefs délais de licencier cette puéricultrice malfaisante, celle-ci, plutôt bien conseillée de toute évidence, joue de textes de lois et autres procédures pour passer outre cette punition. Prescription des faits (seulement deux ans sont passés!!) et hop, elle passe dans les mailles du filet. Pire encore, quelques jours seulement après le compte-rendu du Tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône, la puéricultrice incriminée se fait inscrire sur la liste régionale des défenseurs syndicaux. Défenseur syndical qui signifie, selon la loi Macron du 6 août 2015, qu’elle bénéficie tout simplement d’une protection de son contrat de travail. Tout licenciement éventuel de la salariée doit donc être soumis à la procédure d’autorisation préalable délivrée par l’Inspecteur du travail.

Procédure que l’on imagine évidemment longue et pleine de pièges, où la puéricultrice condamnée pourra, on s’en doute bien, s’en sortir avec des galipettes. En bref, à terme, le Centre Social peut se voir contraint de réintégrer cette femme dangereuse dans son équipe, sans recours légal…

Et les enfants dans tout ça…

Quant aux enfants, véritables victimes de tout cela, certains parents ont confiés aux enquêteurs qu’ils faisaient des cauchemars la nuit, se renfermaient, certains devenaient violents.

Une situation honteuse, scandaleuse… Sous couvert de lois et de politique, on met en danger nos bambins… Mais où va le monde ?

7 réflexions sur “Une puéricultrice syndiquée condamnée pour maltraitance en crèche échappe au licenciement…

  1. J’ai la haine de lire ça !!! Comment la justice peut la laisser exercer encore ce métier, c’est une blagueee!!!!? Je l’ai en face de moi, je la massacre de mes mains

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    1. Un être maltraitant est un être maltraitant quelque soit sa fonction, son grade, sa race, son statut social…donc une auxiliaire cette fois-ci pourrait tout à fait être une puéricultrice la prochaine fois. Donc méfiance à l’égard de toute personne qui s’occupe de vos enfants et cela dans tous les mieux qu’il fréquente public comme privé. Le mal est partout malheureusement! Faites attention à vos enfants!!!

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    2. Une auxiliaire DE PUÉRICULTURE n’est pas une PUERICULTRICE, ok, on est d’accord. Cependant la question n’est pas là. Les deux sont formées à la bienveillance envers l’enfant et quelque soit sa fonction un professionnel agissant ainsi ne doit plus avoir le droit d’exercer.
      Auxiliaire, puer, assistante maternelle….toutes peuvent déraper un jour, ce n’est pas dépendant de leur fonction, on ne peut pas faire ce raccourci.

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  2. Être obligé de réintégrer la personne est une chose, lui confier la même mission en est une autre. C’est là que les « placards » interviennent.

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  3. Honteux scandaleux.
    Il n y a pas de mots pour décrire ce que je ressent envers cette « femme ».
    Ce serait à ma fille que tout ca serait arrivé je pense que j aurai été capable du pire.
    Une pétition?
    Une grande lettre pour le gouvernement?
    Est ce que ce sera entendu ?
    Elle a peut être réussi cette fois mais je ferai ce que je peux pour aider ces pauvre bambin et futurs loulous a sortir des griffes de ce bourreau.
    Courage aux victimes.

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